Pendant qu’Haïti s’effondre, la République dominicaine empoche plus de 400 millions de dollars en 4 mois grâce au marché haïtien

Malgré la crise sécuritaire, politique et économique qui ravage Haïti, les exportations dominicaines vers le pays continuent de grimper à grande vitesse. En seulement quatre mois, la République dominicaine a vendu pour plus de 400 millions de dollars de produits à Haïti, tandis que les exportations haïtiennes vers le territoire voisin se sont quasiment effondrées.

Selon un rapport de la Direction générale des douanes (DGA) de la République dominicaine, les exportations dominicaines vers Haïti ont atteint 442,7 millions de dollars américains entre janvier et avril 2026. Cela représente une hausse spectaculaire de 23,3 % par rapport à la même période de 2025. Une progression qui confirme l’ampleur de la dépendance économique haïtienne envers son voisin.

Le document révèle que les exportations sous régime national ont bondi de 36,3 %, représentant à elles seules plus de 75 % des échanges commerciaux. Les principaux produits exportés vers Haïti sont les barres de fer et d’acier, le ciment hydraulique et la farine de blé. Autrement dit, pendant que le pays traverse l’une des plus graves crises de son histoire, Haïti continue d’alimenter massivement l’économie dominicaine à travers ses importations.

À l’inverse, les exportations haïtiennes vers la République dominicaine se sont pratiquement écroulées. Entre janvier et avril 2026, elles n’ont atteint que 0,11 million de dollars américains, soit une chute vertigineuse de 97,01 % par rapport à la même période de l’année précédente. Les rares produits encore exportés par Haïti se limitent principalement à l’alcool éthylique, aux T-shirts tricotés et à certains déchets textiles.

Pendant que la République dominicaine renforce son emprise économique sur le marché haïtien, plusieurs organismes de défense des droits humains tirent la sonnette d’alarme sur un autre fléau alimentant le chaos en Haïti : le trafic d’armes. Dans plusieurs rapports, ces organisations affirment qu’une grande partie de l’arsenal semant la terreur dans le pays transiterait par la République dominicaine après son arrivée en provenance des États-Unis. Ces cargaisons franchiraient ensuite la frontière haïtiano-dominicaine pour tomber entre les mains des groupes armés qui ensanglantent le pays.

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