Placée en détention après la tragédie de la Citadelle Henri, le maire de Milot, Wesner Joseph, dénonce des conditions de détention insalubres. Sur le terrain, la tension monte entre colère populaire et bataille judiciaire.
Détenu depuis le 13 avril au commissariat de police du Cap-Haïtien, deux jours après la bousculade meurtrière ayant fait au moins 30 morts, le maire de Milot, Wesner Joseph, se plaint déjà des conditions de sa cellule. Il serait confronté à un environnement « extrêmement insalubre », le plongeant dans un état de grande détresse.
Son défenseur, Me Plauguste Carcéus, monte au créneau et estime que son client ne devrait pas rester en détention après son audition. « Après l’interrogatoire, ils doivent le libérer », a-t-il déclaré, dénonçant une mesure jugée excessive dans le cadre de l’enquête en cours sur le drame survenu le samedi 11 avril à la Citadelle Henri.
Sur le terrain, la situation reste tendue. À Milot, des habitants sont descendus mardi dans les rues pour protester contre son arrestation, allant jusqu’à ériger des barricades de pneus enflammés sur la chaussée pour exiger sa libération. Pour certains, le maire serait devenu un bouc émissaire dans une affaire aux responsabilités plus larges, alors que l’enquête se poursuit.
