Drame de la Citadelle Henri : taxes, chaos et « kapòt » souillés — l’ombre accablante de la mairie de Milot [ENQUÊTE]

Alors que le drame de la Citadelle Henri continue de bouleverser l’opinion publique, l’enquête de O-News 1ère met au jour une chaîne de responsabilités accablantes. Perception d’argent, foule incontrôlée, absence totale de secours : les autorités locales sont désormais au centre d’un système qui interroge et indigne.

Face à la tempête de critiques, le maire de Milot, Wesner Joseph, a tenté, dans les heures suivant l’hécatombe, de désigner un jeune TikToker comme principal responsable. Mais la réalité est bien plus lourde. La Citadelle Henri, haut lieu historique et culturel, attire chaque année des milliers de visiteurs durant la période sainte. Une affluence massive, connue, prévisible — mais laissée sans contrôle.

Écoles, églises, scouts, associations : tous convergent vers ce site emblématique. Pourtant, aucun dispositif sérieux de sécurité n’a été mis en place. Une négligence flagrante face à une foule estimée à près de 20 000 personnes, peut-être davantage.

Au cœur de cette tragédie, une vérité choquante émerge. Pour accéder au site le jour du drame, soit le samedi 11 avril, chaque participant aurait dû payer 150 gourdes à la mairie, selon des survivants joints par O-News 1ère. Une pratique confirmée par plusieurs témoignages concordants, qui soulève de graves questions sur la gestion et la légitimité de cet encadrement.

Les éléments recueillis par O-News 1ère sont accablants. Sur place, nos équipes ont découvert des bracelets marqués « Mairie de Milot 2026 – Parc National Historique », utilisés comme laissez-passer. Une preuve directe d’une organisation impliquant les autorités municipales, avec perception d’argent à l’entrée.

Plus troublant encore : dans ce lieu chargé d’histoire, notre enquête révèle des dérives inquiétantes. Des préservatifs usagés, certains encore remplis de sperme, ont été retrouvés sur le site.

Une scène qui choque et symbolise un abandon total de contrôle, transformant un patrimoine mondial de l’humanité en espace de débordements incontrôlés.

Malgré nos sollicitations, la mairie de Milot n’a apporté aucune réponse. Silence total face à une tragédie qui aurait pu être évitée.

Dans une commune sans ambulance, avec un seul véhicule de police et seulement 13 agents pour près de 70 000 habitants, les défaillances ne relèvent plus de l’erreur, mais d’un échec systémique. Une question brûle désormais toutes les lèvres : qui doit répondre de ce drame ? L’enquête de O-News 1ère trace une ligne claire — et elle mène directement aux autorités locales.

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