Révélations choc : un emploi aux États-Unis et une « protection… » offerts à Léon Charles quelques heures après l’exécution de Jovenel Moïse

Au cœur du procès fédéral qui secoue Miami, de nouveaux éléments jettent une lumière troublante sur les heures qui ont suivi l’assassinat de Jovenel Moïse. Des messages accablants, dévoilés par les procureurs, suggèrent qu’une porte de sortie vers les États-Unis a été, entre autres, proposée au chef de la police haïtienne, Léon Charles, dans la foulée immédiate du crime.

Alors que le procès entre dans sa cinquième semaine, l’accusation met à nu une toile de communications intenses entre plusieurs suspects clés. À travers le témoignage de l’analyste du FBI Kaitlin Dayton, les jurés ont été plongés dans un océan de preuves : 900 pages de synthèse, issues de près de 8 000 gigaoctets de données extraites de plus de 100 appareils saisis aux États-Unis, en Colombie et en Haïti. Un déluge numérique qui retrace, minute par minute, la mécanique du complot… et ses prolongements.

Parmi les pièces les plus glaçantes : une photo transmise à 1 h 58, le 7 juillet 2021. On y voit le président haïtien gisant sans vie, dans sa chambre, le corps criblé de balles. Une image choc, devenue preuve centrale, symbole d’une opération brutale et méthodique.

Mais c’est surtout ce qui s’est joué après qui intrigue. Dans l’urgence, un cercle restreint d’acteurs a tenté de reprendre le contrôle de la situation. Antonio « Tony » Intriago, patron d’une société de sécurité basée à Doral et figure clé de l’affaire, a directement contacté Léon Charles. Objectif : éviter tout affrontement avec les mercenaires colombiens et, surtout, assurer une forme de couverture.

Selon les messages présentés, Intriago a été jusqu’à proposer au chef de la Police nationale d’Haïti un emploi aux États-Unis, accompagné d’une « protection internationale » pour lui et sa famille. Une offre troublante, formulée dans un contexte de chaos, qui soulève de lourdes questions sur les alliances, les pressions et les tentatives d’influence en coulisses.

Ces révélations s’inscrivent dans une série d’échanges explosifs dévoilés au procès fédéral de Miami, où Intriago et trois autres hommes sont accusés d’avoir orchestré un complot visant à kidnapper ou assassiner Jovenel Moïse. Plus qu’un procès, c’est une plongée dans les coulisses d’un crime d’État aux ramifications internationales.

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