Un incendie d’une rare violence a éclaté ce mercredi 1er avril, vers 20 heures, dans la ville de Jacmel, au cœur du marché Geffrard, sur la rue « Potay La Goslin ». À l’origine du drame : une ancienne maison en bois transformée en dépôt illégal de carburant. Un véritable baril de poudre en pleine zone urbaine.
Selon plusieurs témoignages recueillis par notre confrère Stanley Brismond de Radio Express, la scène a viré au chaos lorsque des vendeurs de carburant, surpris par l’arrivée de la police, ont tenté de dissimuler en urgence leurs gallons d’essence à l’intérieur du bâtiment. En quelques secondes, le pire s’est produit : le carburant est entré en contact avec une flamme déjà allumée… une explosion a retenti, suivie d’un incendie fulgurant qui a dévoré la maison en bois.
Mais le choc ne s’arrête pas là. Alertés, les sapeurs-pompiers arrivent tardivement. Et l’impensable se produit : pas une goutte d’eau dans leur camion. Résultat : aucune riposte possible face aux flammes. La maison est totalement ravagée, abandonnée au feu, consumée sans la moindre résistance.
Derrière les cendres, des vies basculent. Mme Lucie Colin, propriétaire du commerce sinistré, affirme avoir perdu près de 25 000 gourdes de marchandises qu’elle avait achetées le jour même. Une perte brutale, symbole d’un système défaillant où l’illégalité, l’improvisation et l’absence de moyens se conjuguent au pire moment.
Une fois de plus, la question du stockage clandestin de carburant explose au grand jour. Jusqu’à quand ces bombes à retardement continueront-elles de menacer la population ? À Jacmel, la colère monte… et l’urgence d’agir devient criante.
