Dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 août 2026, Kenscoff a été frappée par un massacre qui a laissé derrière lui des familles brisées et des enfants confrontés à l’horreur. Parmi les images les plus bouleversantes, celle de plusieurs enfants observant le cadavre d’un proche restera comme le symbole d’une enfance brutalement confrontée à la violence.
À Kenscoff, au lendemain du massacre, des enfants sont devenus les témoins silencieux d’une scène qu’aucun enfant ne devrait jamais avoir à vivre. Comme l’a constaté O-News 1ère à travers une photo poignante, au moins trois enfants se tiennent devant le corps sans vie d’une personne étendue au sol, recouverte d’un drap blanc maculé de sang. Devant eux : la mort, la peur, la stupeur et l’incompréhension. Derrière eux : une enfance brutalement arrachée.
Ces enfants, qui représentent le futur d’Haïti, porteront longtemps les traces de cette nuit de terreur. Ils ont vu leurs parents, leurs frères, leurs sœurs, leurs cousins, leurs cousines et d’autres proches tomber sous les balles. Ils devront grandir avec des images capables de hanter une vie entière. Le traumatisme psychologique provoqué par une telle scène ne disparaîtra pas avec le retour au calme. Il laissera probablement des blessures profondes, invisibles, mais durables. Derrière chaque corps retrouvé à Kenscoff se cache donc une autre tragédie : celle d’une génération d’enfants à qui la violence vole encore une part de leur enfance.
Ce qui rend cette tragédie encore plus accablante, c’est que, selon les informations disponibles, la menace aurait été annoncée par le chef de gang 24 heures avant l’attaque, avec l’intention de prendre le contrôle du centre-ville de Kenscoff. Malgré cela, le massacre s’est produit dans la nuit du 23 au 24 août. Une question demeure alors incontournable : comment ces enfants pourront-ils encore croire en l’État lorsque ceux qui étaient censés les protéger n’ont pas empêché qu’ils deviennent les témoins d’un tel carnage ?
