Alors que le pays fait face aux expulsions d’Haïtiens des États-Unis et à une grave crise sécuritaire et humanitaire, le recrutement de Roger Stone Jr. par le gouvernement transitoire haïtien pour du lobbying à Washington suscite de vives interrogations à Miami.
Haïti a engagé Roger Stone Jr., proche de longue date de Donald Trump, à travers son cabinet Drake Ventures, pour représenter les intérêts du gouvernement transitoire haïtien à Washington. Selon les documents déposés aux États-Unis en vertu de la loi sur l’enregistrement des agents étrangers (FARA), le contrat prévoit jusqu’à 65 000 dollars par mois, soit 780 000 dollars par an, et court jusqu’au 2 septembre 2027.
La Fondation américaine haïtienne pour la démocratie, basée à Miami, demande au gouvernement du Premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé de justifier ce choix et cette dépense. Le groupe s’interroge notamment sur les priorités du gouvernement transitoire haïtien, alors que le pays doit faire face à l’insécurité, aux déplacements de population, à la faim et à l’arrivée de personnes expulsées des États-Unis.
Selon la fondation, le contrat ne précise pas que Stone doit défendre le TPS, les Haïtiens menacés d’expulsion ou la situation des migrants haïtiens aux États-Unis. Elle relève également que le mandat lui permet de « défendre les questions que le client juge nécessaires et appropriées ». Roger Stone Jr. à été condamné en 2019 pour plusieurs infractions fédérales avant que Donald Trump ne commue sa peine puis lui accorde une grâce.
