Le Collectif des Médias en Ligne (CMEL) condamne fermement les violences contre plusieurs journalistes et exige des autorités qu’elles garantissent leur sécurité sur le terrain.
À Kenscoff, la colère de la population ne peut pas se transformer en violence contre ceux qui sont là pour informer. Le CMEL condamne avec la plus grande fermeté les agressions commises mercredi 2 septembre contre plusieurs journalistes présents pour couvrir les funérailles de cinq victimes du récent massacre. Pris à partie, frappés et menacés, certains ont dû trouver refuge au commissariat de Kenscoff. Le photojournaliste de l’Associated Press, Odelyn Joseph, affirme avoir été roué de coups, tandis que du matériel professionnel a été endommagé.
Le Collectif des Médias en Ligne dit comprendre la douleur et la frustration d’une population traumatisée par les violences, mais les journalistes présents à Kenscoff ne sont responsables ni des massacres, ni de l’insécurité, ni de l’incapacité des autorités à protéger la population. Leur mission est de témoigner, d’informer et de permettre à la population de savoir ce qui se passe sur le terrain. Les empêcher de travailler, les frapper ou détruire leur matériel revient à priver la population de son droit à l’information. La colère ne peut donc servir de justification à des attaques contre la presse.
Face à ces agressions répétées, le CMEL exige des autorités compétentes une protection réelle et immédiate des journalistes déployés dans les zones à risque. Les forces de sécurité doivent les assister, sécuriser leur travail et intervenir lorsque leur intégrité physique ou leurs équipements sont menacés. Le Collectif réclame également que les auteurs de ces violences soient identifiés et poursuivis conformément à la loi. À Kenscoff comme ailleurs, les journalistes ne sont pas des cibles. La liberté de la presse n’est pas négociable.
