Quelques jours avant l’attaque meurtrière de Kenscoff, des alertes ont été adressées à la hiérarchie policière sur la vulnérabilité du dispositif de sécurité, selon une source policière contactée par O-News 1ère. Malgré ces avertissements, des moyens humains et matériels ont été retirés du commissariat.
Dans les jours précédant l’attaque des 23 et 24 août 2026, l’inspecteur Nickenson Cadet, alors responsable du commissariat de Kenscoff, a multiplié les alertes sur la situation sécuritaire dans la zone. Selon notre source policière, le commissariat disposait initialement de 194 policiers. Les autorités de la PNH ont toutefois décidé d’en retirer 93, dont des Kenscovites, laissant seulement 101 agents sur place pour assurer la sécurité de la commune.
À cette réduction des effectifs s’ajoute le retrait de deux véhicules blindés considérés comme stratégiques pour la défense du commissariat et la protection de la ville. D’après les éléments communiqués par l’inspecteur Cadet, l’un des blindés était stationné derrière le commissariat et pouvait être mobilisé en cas d’attaque.
Le 18 août 2026, cinq jours avant le massacre, l’inspecteur a, selon notre contact, signalé par écrit le retrait de ces blindés et alerté sa hiérarchie sur la vulnérabilité ainsi créée, tout en demandant des renforts. Jusqu’au soir du 23 août, les véhicules n’ont pas été rétablis ni remplacés par d’autres blindés ou par une unité supplémentaire.
Après l’attaque, Nickenson Cadet a été remplacé à la tête du commissariat. Selon notre source policière, l’Inspection générale de la Police nationale d’Haïti (IGPNH) l’a également placé en mesure conservatoire, avec retrait de son arme et de son badge de la PNH. Cette décision, toujours selon notre informateur, pourrait précéder une éventuelle arrestation.
