Un vaste mouvement secoue le commissariat de Delmas. Tous les policiers qui y étaient affectés auraient été transférés vers d’autres régions du pays sur fond de soupçons liés à des cas de kidnapping. Une décision qui provoque déjà de vives réactions au sein de la PNH.
L’information a été confirmée par le coordonnateur du Syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH-17), Garry Jean-Baptiste. Selon lui, l’ensemble des policiers affectés au commissariat de Delmas font l’objet d’un transfert vers différentes régions du pays, dans un contexte de soupçons entourant des cas d’enlèvement. Le responsable syndical dénonce vivement cette mesure et appelle les autorités policières à « rectifier le tir ».
« La police n’est pas une boutique », rappelle Garry Jean-Baptiste, qui s’interroge sur la manière dont une telle décision a été prise. Pour le syndicaliste, transférer collectivement les policiers d’un commissariat sur la base de soupçons risque d’envoyer un signal particulièrement préoccupant quant à la crédibilité et au fonctionnement des forces de l’ordre à Delmas.
Cette décision intervient alors que la commune de Delmas fait face à une recrudescence inquiétante des cas de kidnapping. Une situation qui maintient la population aux abois et alimente davantage le sentiment d’insécurité. Dans ce climat déjà tendu, le transfert massif des policiers du commissariat soulève de sérieuses interrogations sur la situation sécuritaire dans cette commune stratégique de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
