À peine installée à la tête de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), Goethie Varnelle Morency est interpellée par l’Observatoire National de Lutte Contre la Corruption (ONLCC). Dans une lettre ouverte signée par son directeur exécutif, Ricardo Fleuridor, l’organisation réclame une transformation profonde de l’institution pour relancer efficacement la lutte contre la corruption en Haïti.
Quelques jours après la prise de fonction de Goethie Varnelle Morency, l’ONLCC, par la voix de son directeur exécutif Ricardo Fleuridor, salue son accession historique au poste de directrice générale de l’ULCC. L’organisation rappelle toutefois qu’elle prend les commandes d’une institution fragilisée et dont les capacités d’action se seraient davantage réduites depuis l’adoption du décret sur la Haute Cour de Justice en décembre 2025. Pour l’ONLCC, ce contexte exige un leadership fort et des décisions courageuses.
Dans sa lettre ouverte, Ricardo Fleuridor appelle la nouvelle directrice à faire de l’indépendance de l’ULCC sa priorité. L’ONLCC réclame une autonomie budgétaire, un mandat clairement défini pour chaque direction générale ainsi que des garanties institutionnelles capables de protéger l’organisme contre toute ingérence politique. Selon l’organisation, sans une réforme en profondeur, la lutte contre la corruption continuera de perdre en efficacité et en crédibilité.
L’ONLCC exhorte également Goethie Varnelle Morency à bâtir une alliance durable avec les organisations de la société civile engagées contre la corruption. Pour Ricardo Fleuridor, l’ULCC ne doit pas seulement enquêter sur les malversations au sein de l’État, mais aussi encourager et protéger les citoyens qui dénoncent les abus, le favoritisme et les détournements de fonds publics. L’observatoire estime que ce mandat représente une occasion historique de redonner à l’ULCC son autorité et de restaurer la confiance de la population dans la lutte contre l’impunité.
