223 ans du bicolore : « L’union fait la force », quand le PM Fils-Aimé humilie la mémoire nationale en ignorant même la devise d’Haïti

Adoubé par Washington malgré une profonde contestation populaire, le Premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé s’enfonce dans le discrédit en démontrant publiquement qu’il ignore jusqu’à la devise nationale haïtienne, au moment où le pays s’écroule dans le sang, la peur et l’humiliation.

Le scandale dépasse largement une simple erreur de communication. Alors qu’Haïti traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire contemporaine, le Premier ministre de facto et contesté Alix Didier Fils-Aimé a révélé au grand jour une ignorance troublante des fondements mêmes de la nation. Un vide intellectuel grave pour un homme censé diriger un pays en ruines.

À l’occasion de la célébration du 223e anniversaire du drapeau haïtien, organisée le lundi 18 mai 2026 au Palais national, Fils-Aimé a provoqué un véritable malaise national en affirmant que la devise d’Haïti est « L’union fait la force », exposant ainsi au grand jour une confusion troublante entre un slogan de ralliement inscrit sur les armoiries et la véritable devise de la République : « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Cette bévue humiliante choque d’autant plus qu’elle émane d’un dirigeant imposé dans un contexte de crise, sans légitimité populaire réelle, mais soutenu et adoubé par les États-Unis au nom de la « stabilité ». Comment prétendre gouverner une nation dont on ignore même les symboles fondamentaux ? Comment parler d’avenir, de transition ou de reconstruction lorsqu’on semble étranger à l’histoire, à la mémoire et aux principes qui ont forgé Haïti dans le sang de la révolution ? Pour de nombreux citoyens, cette déclaration confirme l’impression d’un pouvoir hors-sol, coupé du peuple et vidé de toute conscience nationale.

Pendant que des familles enterrent leurs morts, que des quartiers tombent sous le contrôle des gangs et que la jeunesse fuit un pays abandonné, le sommet de l’État offre le spectacle d’une incompétence devenue presque obscène.

Cette affaire n’est pas anodine : elle illustre la faillite intellectuelle et symbolique d’un pouvoir contesté qui semble davantage préoccupé par sa survie diplomatique que par le destin d’Haïti. Aux yeux de nombreux Haïtiens, ce n’est plus seulement l’autorité de l’État qui s’effondre, mais la dignité même de la République qui vacille.

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