Le Conseil des étudiants de l’École Nationale de Géologie Appliquée (ENGA) tire la sonnette d’alarme. Plus de 15 ans après le séisme du 12 janvier 2010, l’institution continue de fonctionner dans des conditions extrêmement précaires. Les étudiants dénoncent l’abandon total de l’école par l’État haïtien et menacent de durcir leur mobilisation si rien n’est fait rapidement.
Dans un communiqué publié le mercredi 13 mai 2026, les étudiants de l’ENGA dénoncent la situation dramatique dans laquelle se trouve leur institution depuis la destruction de ses locaux lors du séisme de 2010. Selon eux, malgré l’importance stratégique de la géologie dans un pays exposé aux risques sismiques, cycloniques et environnementaux, l’État haïtien continue de négliger la seule école spécialisée dans ce domaine.
Les étudiants rappellent que plusieurs institutions publiques comme le BME, le MDE, le SNGRS, le MTPTC ou encore la DINEPA ont besoin de géologues pour faire face aux défis liés aux catastrophes naturelles, à l’environnement et au développement du territoire. Pourtant, l’ENGA fonctionnerait toujours sans véritable espace adapté, sans matériel scientifique suffisant et dans des conditions jugées inacceptables pour assurer une formation de qualité.
Face à ce qu’ils qualifient d’abandon irresponsable, les étudiants exigent des autorités, notamment du ministère de l’Éducation nationale et du FNE, des mesures urgentes pour sauver l’institution. Ils réclament un espace permanent, des équipements scientifiques et une meilleure prise en charge administrative. Les responsables étudiants préviennent que si leurs revendications ne sont pas satisfaites rapidement, ils pourraient passer à une nouvelle phase de mobilisation.
