Le processus électoral haïtien entre dans une zone de fortes turbulences. Le gouvernement de facto a refusé de valider le décret électoral en raison d’un article explosif imposant aux partis politiques un minimum de 30 000 membres pour participer aux élections.
Réuni en Conseil des ministres le mercredi 6 mai 2026, le gouvernement de facto a décidé de ne pas inscrire à l’ordre du jour le projet de décret électoral ainsi que le budget lié à l’organisation des prochaines élections. Une décision qui alimente les soupçons autour d’une possible volonté de ralentir, voire de bloquer, le processus électoral.
Selon les informations obtenues par O-News 1ère, le Premier ministre de facto et contesté, mais soutenu par Washington, Alix Didier Fils-Aimé, n’a pas approuvé le texte à cause de l’article 139. Cette disposition exige des partis politiques un minimum de 30 000 membres pour pouvoir enregistrer des candidats aux différents niveaux des élections prévues en 2026.
Cette mesure provoque déjà un choc dans les milieux politiques. Pour certains, elle pourrait éliminer plusieurs structures jugées trop faibles ou peu représentatives. Pour d’autres, il s’agirait d’un filtre politique déguisé susceptible de bouleverser complètement le paysage électoral.
