Près d’une semaine après la tragédie de la Citadelle Henri, le gouvernement haïtien entame la distribution de frais funéraires aux familles des victimes. Une mesure qui intervient dans un climat de colère, sur fond d’enquête et d’arrestations : réparation ou tentative d’apaisement ?
Le gouvernement a commencé la remise de 250 000 gourdes en liquide aux proches des victimes tuées lors du drame du 11 avril 2026 à la Citadelle Henri. Selon le délégué départemental du Nord, Marc Merzius Présumé, joint par O-News 1ère, les montants sont distribués dans des enveloppes jaunes, directement aux familles réunies sur place.
Au moment de la rédaction de cet article, à 13 h 26, le jeudi 16 avril 2026, 25 parents de victimes se trouvent à la délégation du Nord pour recevoir cette aide financière, pour un total de 6 250 000 gourdes. Une scène lourde d’émotion, où le deuil se mêle à un sentiment d’injustice pour des familles encore sous le choc.

Mais au-delà de ce geste, les responsabilités continuent de faire débat. Le maire de Milot, Wesner Joseph, est actuellement en détention, tandis que le directeur départemental du Nord de l’ISPAN, Neat Achille, reste introuvable après avoir été libéré, dans des conditions troublantes, par un agent du SDPJ-Nord, sans en référer à sa hiérarchie. Un avis de recherche a été lancé contre lui, accentuant les tensions autour de l’affaire.
Plus de 30 personnes ont perdu la vie dans cette tragédie, qui a profondément marqué le pays. Alors que des sanctions administratives ont déjà été prises, dont la révocation du directeur départemental du ministère de la Culture, Rody Attilus, et de celui de l’ISPAN, une question démeure : cette aide financière suffit-elle à apaiser la douleur des familles et à répondre à l’exigence de justice ?
