À la Citadelle Henri, l’horreur atteint un point de rupture. Des familles sont contraintes de payer pour récupérer les corps de leurs proches, abandonnés sur un site livré au chaos et à l’indifférence des autorités.
Le drame bascule dans l’indicible. À la Citadelle Henri, des riverains exigent jusqu’à 1 000 gourdes pour aider des familles à retrouver ou descendre les corps depuis la crête escarpée du Bonnet-à-l’Évêque, rapporte notre envoyé spécial Yves Siméon.
Dans ce théâtre de désolation, la douleur devient un commerce. Faute d’intervention des autorités, des parents endeuillés n’ont d’autre choix que de payer pour récupérer les dépouilles de leurs proches.
Une scène d’une indignité extrême, révélatrice d’un abandon total. Perché à 900 mètres d’altitude, dans la commune de Milot, ce site historique s’est transformé en zone de non-droit, où même la mort se négocie.
