Cette semaine, Martine Moïse ravive une affaire brûlante et relance de front la quête de vérité autour de l’assassinat de Jovenel Moïse. L’ancienne Première dame évoque désormais l’implication présumée de journalistes haïtiens dans ce crime d’État qui continue de hanter le pays.
Dans un texte en créole haïtien, accompagné d’une vidéo de Jovenel Moïse et diffusé le mardi 7 avril 2026 sur son compte X, Martine Moïse affirme que certains acteurs du secteur médiatique auraient joué un rôle clé dans le complot ayant conduit à l’exécution du président le 7 juillet 2021. Une déclaration choc qui alourdit encore un dossier déjà explosif, marqué par des complicités multiples et des zones d’ombre persistantes.
La veuve de l’ex-chef de l’État haïtien dénonce un « système criminel » tentaculaire, impliquant des oligarques, des politiciens, des juges… et désormais des journalistes. Elle s’appuie sur les développements du procès fédéral en cours à Miami, où plusieurs accusés ont déjà plaidé coupable, pour affirmer que la vérité commence à émerger malgré les tentatives de dissimulation.
Face à ce qu’elle qualifie d’impunité organisée, elle accuse les autorités en place de protéger les responsables et de perpétuer l’injustice. Elle évoque également des contrats de corruption signés après le crime, au détriment de la population.
Dans un appel direct au peuple, elle exhorte à briser ce système, affirmant que les révélations judiciaires confirment un niveau de trahison sans précédent. « Ils ont crevé les yeux du président Jovenel pour que les nôtres puissent s’ouvrir », lance-t-elle, appelant à une mobilisation nationale pour la justice, la sécurité et un changement réel en Haïti.
