Après les destructions de maisons à Tabarre sous couvert d’utilité publique, la voix des droits humains s’élève. Participant à l’émission « Se sa Nou Vle » du journaliste Rudy Thomas Sanon, le directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) parle d’abus graves et exige des comptes.
Pierre Espérance, monte au créneau. Dans un contexte déjà explosif marqué par la démolition de plusieurs maisons à Tabarre, près de l’ambassade américaine, il dénonce des décisions prises sans consultation ni consentement des victimes. Des familles déjà déplacées par les violences du gang « Kraze Baryè », dirigé par Vitel’Homme Innocent, se retrouvent aujourd’hui doublement frappées.
Pour le défenseur des droits humains, ces démolitions s’apparentent à des abus autoritaires de l’État haïtien. Il critique une opération menée sans rencontrer les propriétaires, sans dialogue et sans respect des procédures, sous prétexte de sécuriser la zone autour de l’ambassade. Une justification que le responsable des droits humains juge insuffisante face à la gravité des conséquences pour ces citoyens déjà vulnérables.
Qualifiant la situation de véritable scandale, Pierre Espérance appelle l’État à assumer pleinement ses responsabilités. Selon lui, protéger une mission diplomatique ne peut se faire au détriment des droits fondamentaux des Haïtiens. Il exhorte les autorités à garantir le respect des droits des habitants de Tabarre et à cesser toute action qui fragilise davantage des familles déjà victimes de la violence et de l’abandon.
