Un virage assumé. Après la tempête déclenchée en novembre 2025 autour de l’ancien équipement, SAETA frappe fort et change radicalement de cap pour le Mondial 2026. Exit la confusion et la controverse, place à l’histoire.
Un symbole qui claque. Une réponse qui tranche. Et le message est puissant. Sur la face, en bas vers la droite, les héros de la bataille de Vertières du 18 novembre 1803, ayant conduit à l’indépendance d’Haïti le 1er janvier 1804, s’imposent comme une signature visuelle forte. Au dos, des palmiers rappelant la terre, les racines, l’âme d’Haïti. Le tout sur fond bleu. Un choix assumé. Une prise de position.
Dans un climat sensible où chaque symbole divise ou rassemble, ce design prend position et se présente comme une tentative de réconciliation nationale. En mettant en avant des figures comme Jean-Jacques Dessalines, François Capois et Henry Christophe, le maillot devient un étendard chargé de mémoire. Plus qu’un habit de compétition, il incarne une fierté collective, un rappel des racines profondes d’Haïti et de son combat pour la liberté.

Ce choix n’est pas anodin. Il traduit une volonté de revenir à l’essentiel : l’histoire, la lutte, la dignité. Là où le précédent équipement avait suscité incompréhensions et critiques, l’équipementier colombien tente ici de reconnecter la sélection avec son socle identitaire. Un pari audacieux dans un contexte où l’image compte autant que la performance.
Mais l’effet d’annonce ne suffira pas. La vraie épreuve commence maintenant : celle de la qualité, de la durabilité et de la crédibilité. Car un symbole peut séduire, mais seule la constance convainc. Une chose est sûre : avec Vertières sur le corps, les Grenadiers n’entreront pas sur le terrain comme les autres. Ils entreront avec le poids et la fierté de toute une nation.

