Dans une déclaration ferme et engagée, publiée sur X (ex-Twitter) le 25 janvier, le conseiller-président Smith Augustin revendique sa responsabilité dans le vote ayant conduit au renvoi du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, affirmant agir dans l’intérêt supérieur de la Nation et dénonçant toute tentative de manipulation politique.
Malgré les pressions des États-Unis, Smith Augustin ne recule pas dans sa position. Le conseiller-président continue d’assumer le renvoi du PM Alix Didier Fils-Aimé. Il dit avoir rationnellement voté et signé la résolution du Conseil présidentiel de transition (CPT) en faveur du renvoi du chef du gouvernement.
Selon lui, cette décision, prise sur recommandation de plusieurs secteurs politiques, constituait une condition essentielle à la poursuite du dialogue national, à l’approche du 7 février 2026, dans le cadre d’une solution qu’il qualifie d’« haïtiano-haïtienne » à la crise.
Le conseiller-président insiste sur la légalité et la légitimité de son acte, qu’il affirme avoir posé dans l’exercice complet de ses prérogatives. « J’assume pleinement cette décision », martèle-t-il, rejetant toute interprétation de faiblesse ou d’arbitraire dans sa posture politique.
Mettant en avant son parcours d’auteur, d’enseignant-chercheur, de diplomate et de défenseur des droits humains, Smith Augustin invoque également ses valeurs chrétiennes et son engagement en faveur de la justice sociale. Il dit vouloir offrir à la jeunesse haïtienne un exemple d’autorité fondée sur le courage, la cohérence et le sens du devoir.
Face aux critiques et aux pressions des grands ambassades occidentaux, il se dit déterminé à ne répondre qu’au jugement de l’Histoire. Dénonçant ce qu’il qualifie de « machination politique », Smith Augustin avertit : Haïti ne doit pas devenir l’otage de stratégies de déstabilisation, appelant à la responsabilité collective pour préserver l’avenir du pays.
