Barricades enflammées, rues paralysées et colère grandissante : la commune de Saint-Raphaël s’est réveillée ce vendredi 20 février dans un climat explosif. Onze jours après la disparition du militant politique Johnson « Dieulifèt » Muscadin, les habitants réclament des réponses claires et l’intervention urgente de la DCPJ.
Des pneus enflammés ont été dressés sur plusieurs axes stratégiques de la commune, paralysant la circulation dès l’aube. Des groupes de citoyens, visiblement déterminés, ont investi les rues pour dénoncer le silence persistant entourant la disparition de Johnson Muscadin. Pour eux, l’absence d’information alimente les soupçons et renforce un sentiment d’abandon face à l’insécurité.
Les protestataires exigent l’ouverture immédiate d’une enquête par la Direction centrale de la police judiciaire. Ils appellent les autorités judiciaires et policières à agir sans délai afin de dissiper les zones d’ombre. « Nou bezwen verite », martèlent certains riverains, déterminés à maintenir la mobilisation jusqu’à l’obtention de réponses concrètes.
À ce stade, aucune déclaration officielle n’a encore été rendue publique. Ce silence institutionnel, dénoncé comme une forme d’inaction, risque d’exacerber davantage les tensions. Dans un contexte national déjà fragile, la situation à Saint-Raphaël rappelle l’urgence d’une réponse rapide, transparente et crédible pour restaurer la confiance et prévenir toute escalade.
Avec MédiaMax et Herns Don Suko
