Une onde de choc traverse le pays. Au moment où la population réclame sécurité et fermeté face aux groupes armés, des révélations explosives viennent jeter une lumière crue sur la réalité du pouvoir décisionnel en Haïti. Les opérations policières contre les gangs auraient été stoppées non pas par choix stratégique national, mais sur instruction directe des États-Unis.
Intervenant le jeudi 26 février dans son émission « Se sa nou vle », diffusée sur les réseaux sociaux, Rudy Thomas Sanon affirme que Washington aurait ordonné l’arrêt des offensives policières contre les gangs. D’après lui, un message direct aurait été adressé au gouvernement du Premier ministre de facto contesté, Alix Didier Fils-Aimé, pour suspendre les offensives en cours jusqu’à nouvel ordre.
Un message clair : arrêter les opérations et attendre. Attendre quoi ? Que les gangs se renforcent ? Que la peur s’installe définitivement ? Que la nation s’effondre un peu plus dans le silence et la résignation ?
Attendre l’arrivée annoncée en avril de la Force de répression des gangs (FRG), toujours selon le présentateur. Une mission multinationale autorisée par l’ONU en octobre 2025 via la résolution 2793, appelée à remplacer la mission kényane (MSS) avec un mandat plus robuste et un effectif de 5 500 policiers et militaires.
Mais pendant que l’on « attend », qui protège la population ? Qui sécurise les quartiers abandonnés ? Qui répond aux cris des familles prises au piège ? Peut-on demander à tout un peuple de suspendre sa survie jusqu’à une date annoncée, alors que chaque jour compte, que chaque heure coûte des vies ? L’attente ne peut pas être une stratégie. La sécurité d’une nation ne se met pas en veille.
