Alors que l’échéance du 7 février approche, des tractations diplomatiques intenses se dérouleraient en coulisses autour de l’avenir de la transition haïtienne. Entre divisions internes et pressions internationales, une nouvelle phase politique pourrait s’ouvrir.
Selon des informations recueillies par la rédaction de O-News 1ère, la communauté internationale, avec les États-Unis en première ligne, s’apprêterait à annoncer une orientation décisive sur la gouvernance d’Haïti après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT). Cette annonce serait attendue pour le samedi 7 février.
D’après une source diplomatique impliquée dans la préparation d’un document décisionnel, ce choix s’expliquerait par une perte de confiance de la communauté internationale, notamment Washington, envers les acteurs traditionnels.
La source ajoute qu’« aucune figure majeure de la classe politique ou de la société civile des dix dernières années n’inspirerait réellement confiance ». Accumulation de scandales et d’allégations de corruption non élucidées ou non sanctionnées alimente l’idée d’une impunité structurelle.
Selon notre source, de facto, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pourrait être maintenu en poste pour une période d’environ un an. Il aurait pour mission prioritaire de rétablir la sécurité, de stabiliser le pays et d’organiser des élections générales.
« Les signaux envoyés par Alix Didier Fils-Aimé, jugé disposé à prioriser la sécurité et l’organisation rapide d’élections, auraient ainsi pesé dans la décision de lui accorder une préférence », affirme-t-elle.
Cette perspective suscite déjà des contestations dans la classe politique haïtienne. Plusieurs acteurs remettent en cause la légitimité du Premier ministre, rappelant sa révocation par une majorité de conseillers du CPT et le fait que son autorité découlait d’un organe dont le mandat arrive à échéance.
Certaines sources évoquent la possibilité de mesures coercitives en cas de résistance politique à la solution soutenue à l’international. Dans ce climat tendu, une chose est claire : l’après-7 février pourrait marquer un tournant majeur dans la trajectoire politique d’Haïti.
L’incapacité des forces politiques à s’entendre sur un nouveau gouvernement a compliqué l’équation. La CARICOM avait accordé un délai de 72 heures, qui avait pris fin mardi soir, pour dégager un consensus sans résultat concret. Ce blocage aurait renforcé la volonté de partenaires internationaux de peser davantage sur l’issue.
