Le chargé d’affaires des États-Unis en Haïti dresse un tableau préoccupant de la lutte contre les gangs. Entre la faiblesse des effectifs réellement engagés et la puissance des groupes armés, les révélations relancent le débat sur la sécurité nationale.
Seuls 400 policiers haïtiens participeraient activement aux affrontements contre les gangs, alors que plus de 16 000 agents ont été assermentés depuis la création de la Police nationale d’Haïti. Cette estimation a été avancée par le chargé d’affaires américain Henry T. Wooster, révélant le fossé entre les ressources humaines disponibles et celles mobilisées sur le terrain.
S’exprimant le mardi 10 février devant le Sénat américain sur les priorités de Washington en Haïti, le diplomate a aussi évoqué l’ampleur des groupes armés. Selon lui, les gangs compteraient plus de 12 000 membres, dont près de 3 000 lourdement armés et aguerris.
Ces données, perçues comme alarmantes par plusieurs analystes, illustrent la gravité de la crise sécuritaire. Elles soulignent surtout la nécessité d’actions rapides et coordonnées pour freiner la violence, restaurer la stabilité et redonner confiance à la population.
