Quand des journalistes haïtiens « déjeunent » avec le chargé d’affaires américain

Une publication du 29 janvier 2026 de l’Ambassade des États-Unis en Haïti, évoquant des rencontres entre l’ambassadeur Wooster et des journalistes haïtiens, relance le débat sur l’indépendance réelle de la presse nationale face aux influences diplomatiques et aux pressions internationales.

Si le dialogue entre diplomates et journalistes peut s’inscrire dans une logique d’échange professionnel, il soulève aussi une question essentielle : jusqu’où ces relations peuvent-elles rester neutres sans affecter la liberté éditoriale des médias haïtiens ?

Dans un pays marqué par la crise politique, l’insécurité et la fragilité institutionnelle, la presse représente l’un des derniers remparts de la démocratie. Toute proximité perçue avec l’ambassade américaine, dans un contexte où cette dernière soutient ouvertement le PM révoqué au détriment des cinq (5) membres du CPT pour le contrôle du pouvoir après le 7 février, risque d’alimenter la méfiance du public et de fragiliser la crédibilité des journalistes.

L’indépendance de la presse haïtienne ne doit pas être un slogan, mais un principe intangible. Plus que jamais, les journalistes sont appelés à préserver leur autonomie, à résister aux influences extérieures et à défendre une information libre, critique et au service exclusif du peuple haïtien.

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