Nouveau « kou mèt dam » de Fils-Aimé : le PM de facto inflige un revers politique au RDNP autour du BMPAD

Les fractures s’accentuent au sein de l’exécutif haïtien. Alors que le « Pacte national pour la stabilisation et l’organisation des élections » semblait ouvrir la voie à une gouvernance concertée, de nouvelles manœuvres autour de la direction du BMPAD ravivent les rivalités et exposent au grand jour les luttes d’influence politiques.

Selon des informations obtenues par O-News 1ère, le vernis du consensus politique aurait volé en éclats quelques semaines seulement après la signature du pacte, le 21 février. Le Premier ministre de facto et contesté, Alix Didier Fils-Aimé, serait désormais engagé dans une stratégie plus offensive, marquée par des rapports de force assumés avec plusieurs formations politiques.

Une source proche de la Primature, généralement bien informée et contactée par notre rédaction, indique que de nouveaux directeurs généraux pourraient être nommés lors du Conseil des ministres prévu ce vendredi. Cette séance, présidée par le chef du gouvernement, pourrait redistribuer les cartes au sein d’institutions stratégiques, dont le Bureau de monétisation des programmes d’aide au développement (BMPAD).

Le dossier du BMPAD cristallise particulièrement les tensions. Déjà fragilisé par un différend avec l’OPL lors de la formation du gouvernement, le Premier ministre aurait promis la direction de cette structure au Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), avant d’ouvrir parallèlement des discussions avec d’autres entités politiques.

Selon notre source, plusieurs structures seraient désormais en lice pour prendre le contrôle de l’institution, alimentant un climat de méfiance et de rivalités internes. Cette situation serait perçue par certains acteurs comme une remise en cause des engagements politiques initiaux.

Au sein du RDNP, ce revirement est interprété comme un véritable camouflet. Le parti, qui s’était clairement positionné derrière Wagner Édouard pour briguer ce poste stratégique, verrait dans cette démarche une nouvelle illustration des tensions persistantes et des incertitudes qui entourent la gouvernance actuelle.

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