La plateforme haïtienne Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (GARR) tire la sonnette d’alarme après la mort tragique de deux fillettes migrantes haïtiennes au Mexique. L’organisation réclame une enquête approfondie et des responsabilités claires dans ce drame survenu dans un centre censé protéger les familles migrantes.
Les corps sans vie des deux enfants, âgées de 4 et 5 ans, ont été découverts le mardi 24 février 2026 dans une citerne du centre de transit Casa Hogar Patos, situé dans l’État d’Oaxaca, au sud-ouest du Mexique.
Le centre est administré par la DIF-Oaxaca, l’organisme chargé de l’encadrement des familles migrantes. Une enquête judiciaire est en cours, et deux responsables auraient déjà été licenciés, sans qu’aucune responsabilité formelle n’ait encore été établie.
Le GARR dénonce de graves négligences, soulignant que la fosse septique où les corps ont été retrouvés ne disposait d’aucune mesure de sécurité et échappait au contrôle du personnel. Plusieurs organisations mexicaines, dont Imuni et Educa, évoquent également des manquements répétés dans la gestion des centres d’accueil.
La plateforme haïtienne appelle à la justice et à des réparations pour la famille endeuillée, tout en exhortant l’État haïtien, à travers le ministère des Affaires étrangères, à assurer un accompagnement juridique, moral et psychologique aux proches des victimes.
