Matiado Vilmé : quelques minutes avant sa mort, la journaliste a encore posé un acte héroïque

Revenir mourir chez soi par amour pour sa patrie : le geste de Matiado Vilmé émeut et marque les esprits. La journaliste laisse l’image d’une femme courageuse, attachée à Haïti jusqu’à son dernier souffle.

Collaboratrice du service créole de Voix de l’Amérique, Matiado Vilmé est décédée ce dimanche 1er février 2026, à seulement 35 ans. Mère de deux enfants, elle luttait depuis 2024 contre un cancer colorectal de stade 4. Malgré de lourds traitements suivis à l’étranger, elle gardait un seul désir : rentrer au pays.

Un choix douloureusement assumé. Malgré un état de santé extrêmement fragile, Matiado a quitté le Mexique jeudi soir. Elle a été transférée en République dominicaine, puis a transité par le Cap-Haïtien avant d’atterrir à Port-au-Prince dimanche vers 10 h 30. Très affaiblie, elle est arrivée dans la capitale le jour même de son décès, comme si son dernier souffle devait se mêler à l’air de son pays.

Elle est transportée en chaise roulante sur le tarmac de l’aéroport, puis sur une civière jusqu’à une ambulance, la transportant dans sa maison familiale dans la localité de Doco, à Pétion-Ville.

Quelques minutes après son arrivée, la journaliste est tombée dans le coma pour ne plus se réveiller. Mourir sur la terre natale qu’elle aimait tant donne à son retour une portée profondément symbolique, presque héroïque.

Matiado Vilmé restera dans les mémoires comme une journaliste sérieuse, humaine et engagée. Son ultime voyage témoigne d’un attachement viscéral à Haïti. Plus qu’un deuil, sa disparition est un rappel : aimer son pays peut être un acte de courage. Son parcours et son sacrifice moral méritent d’être honorés et transmis.

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