Martissant 2B ensanglanté : des enfants mutilés par des frappes de drones de la PNH

Une onde de choc traverse Martissant 2B après de nouvelles frappes de drones kamikazes qui ont touché de plein fouet la population civile. Cette tragédie relance avec force le débat sur les méthodes employées dans la lutte contre les gangs et sur le prix humain que paient les habitants des zones déjà meurtries.

Au moins cinq (5) civils ont été blessés le mercredi 11 mars, dont deux enfants, deux femmes et un homme, après l’explosion de fragments de drones utilisés par la Police nationale d’Haïti (PNH). Une écolière figure parmi les victimes les plus gravement atteintes : les déflagrations lui auraient presque sectionné la main gauche, selon des vidéos et photos transmises à O-News 1ère et des témoignages relayés par nos confrères de Lentille Info. Des images qui suscitent indignation et colère.

Face à ces scènes insoutenables, de nombreuses voix dénoncent une stratégie sécuritaire jugée disproportionnée et dangereuse pour les populations. Alors que l’objectif affiché est de neutraliser les groupes armés, des données et témoignages concordants indiquent que les civils continuent de payer un lourd tribut. Des appels pressants sont lancés pour que la PNH renforce drastiquement ses protocoles afin d’éviter que la lutte contre les gangs ne se transforme en tragédie pour les innocents.

Dans ce climat de peur et de traumatisme, les organisations de défense des droits humains, en particulier celles engagées dans la protection de l’enfance, sont invitées à intervenir d’urgence. Documenter les abus, soutenir les victimes et exiger des garanties concrètes deviennent des impératifs. Pour de nombreux observateurs, protéger les enfants haïtiens — déjà pris en étau entre la violence des gangs et les opérations sécuritaires — doit désormais s’imposer comme une priorité nationale absolue.

Avec Lentille Info

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