« Le Premier ministre pourrait subir le même sort que le CPT » : le Canada met déjà Alix Didier Fils-Aimé sous pression

Le Premier ministre de facto contesté Alix Didier Fils-Aimé, désormais seul aux commandes de l’exécutif, est déjà sous surveillance diplomatique. L’ambassadeur du Canada en Haïti, André François Giroux, l’a clairement averti dans une déclaration accordée au journal Le Nouvelliste.

Contrairement aux apparences, Alix Didier Fils-Aimé n’a pas reçu un chèque en blanc de la communauté internationale. Si Washington et Paris ont soutenu son maintien au pouvoir, Ottawa trace une ligne rouge sans ambiguïté.

« Le Premier ministre devra respecter ses engagements, sous peine de connaître le même sort que le Conseil présidentiel de transition (CPT) », dont l’échec a précipité la fin du mandat le 7 février 2026 malgré des tentatives de prolongation.

André François Giroux insiste sur l’urgence d’agir, notamment sur les dossiers brûlants de la sécurité et des élections crédibles. « Plus de pouvoir implique plus de responsabilités », a-t-il rappelé.

Derrière la formule diplomatique, l’avertissement est ferme : la patience des partenaires étrangers a des limites, et le temps politique du Premier ministre est désormais compté. Le soutien international n’est ni automatique ni éternel.

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