Le Musée du Panthéon National Haïtien (MUPANAH) a dévoilé, le 19 février, un vase taïno d’une portée historique exceptionnelle. Plus qu’un objet archéologique, il incarne la dignité, la mémoire et la profondeur des racines autochtones d’Ayiti (Haïti aujourd’hui).
Le MUPANAH a frappé fort en présentant au public un vase taïno en terre cuite, trésor issu de la période précolombienne. Cette pièce rare, dévoilée sur sa page Facebook, rappelle qu’avant 1492, bien avant l’arrivée des conquistadors, l’île d’Ayiti était habitée par un peuple structuré, créatif et visionnaire. Ce vase est une voix du passé qui refuse l’oubli.
Les Taïnos maîtrisaient l’agriculture, façonnaient la pierre, modelaient la céramique avec une finesse remarquable. Les fouilles archéologiques confirment l’ampleur de leur génie. Exposé dans la première section de la galerie historique, ce vase devient un symbole puissant : celui d’une civilisation que l’histoire coloniale a tenté d’effacer, mais dont les traces demeurent vivantes.
Face aux défis identitaires contemporains, cette présentation est un appel. Un appel à la jeunesse, aux écoles, aux familles : allez voir, comprenez, appropriez-vous cet héritage. Protéger notre mémoire précolombienne, c’est affirmer que l’histoire d’Haïti ne commence pas en 1492, elle plonge ses racines bien plus loin, dans la terre même que nos ancêtres ont façonnée.
