Dans un message publié le 25 janvier 2026, l’ancien sénateur Kelly C. Bastien a publiquement recadré l’ex-président provisoire Jocelerme Privert, rappelant que la Constitution haïtienne ne reconnaît ni présidence collégiale ni mécanisme particulier pour prolonger un mandat en dehors des élections.
L’ancien parlementaire a souligné que la Loi mère d’Haïti ne prévoit aucune forme de gouvernance collective au sommet de l’État. Selon lui, toute interprétation allant dans ce sens constitue une lecture erronée du cadre constitutionnel et risque d’alimenter davantage la confusion dans un contexte politique déjà fragile.
Kelly C. Bastien a également insisté sur le fait que, même dans le cas d’un président élu, la succession ne se règle pas par une situation de vacance institutionnelle, mais par l’organisation d’élections, seul mécanisme légitime pour assurer la continuité du pouvoir exécutif.
En remettant en perspective les propos de Jocelerme Privert, l’ancien sénateur relance un débat sensible sur le respect strict de la Constitution et les limites des arrangements politiques. Cette prise de position ravive les discussions sur la légitimité des transitions en Haïti et la nécessité d’un retour clair à l’ordre constitutionnel.
