Crise de l’eau à Anse Rouge : des milliers de familles privées d’un besoin vital

À Anse Rouge, des milliers de familles haïtiennes ont été brutalement privées d’accès à l’eau potable en raison de graves défaillances des infrastructures hydrauliques. Cette situation alarmante met une fois de plus en évidence la fragilité des services publics essentiels dans le pays.

Alors que le Premier ministre révoqué Alix Didier Fils-Aimé, en connivence avec le coordonnateur du CPT Laurent Saint-Cyr, s’enlise dans un bras de fer politique avec les cinq conseillers-présidents révocateurs pour le contrôle du pouvoir à l’approche du 7 février, des milliers de citoyens d’Anse Rouge (département de l’Artibonite) se retrouvent sans eau, rapporte l’OIM.

Privées d’un besoin fondamental, ces communautés ont traversé une véritable alerte sanitaire, révélant l’ampleur de la dégradation des infrastructures publiques. L’état critique des réseaux hydrauliques a mis en lumière une urgence humanitaire qui ne pouvait être ignorée.

Face à la gravité de la situation, l’accès à l’eau a pu être rétabli à Anse Rouge grâce à l’intervention de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), avec l’appui de l’Ambassade des États-Unis en Haïti et du Département d’État américain. Cette réponse rapide a permis de limiter l’impact de la crise, en attendant la finalisation des travaux de réparation.

Reste une question majeure : combien de crises faudra-t-il encore pour que l’État haïtien investisse sérieusement dans des infrastructures durables et fiables ? L’accès à l’eau n’est pas un luxe, mais un droit fondamental. Anse Rouge rappelle avec force que l’urgence est à la fois humanitaire, politique, structurelle et nationale.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *