Contrat de 542 millions USD : l’ONLCC exige des comptes à Alix Didier Fils-Aimé et dénonce une opacité explosive

L’Observatoire National de Lutte contre la Corruption (ONLCC) hausse le ton et tire la sonnette d’alarme face à ce qu’il qualifie d’opacité troublante autour d’un méga-contrat sécuritaire conclu avec des firmes étrangères. Son directeur exécutif, Ricardo Fleuridor, appelle à un sursaut national et exige des explications claires.

Un an après le déploiement controversé de drones en Haïti par un groupe dirigé par Erik Prince, l’ONLCC dénonce l’absence totale de résultats contre les chefs de la coalition « Viv Ansanm ». Selon l’organisation, le montant exact du premier contrat — estimé entre 45 et 46 millions de dollars — n’a jamais été officiellement révélé. Pour Ricardo Fleuridor, cette gestion opaque de l’argent du Trésor public constitue un signal extrêmement préoccupant.

La polémique prend une dimension encore plus explosive avec la validation, par la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA), d’un contrat de gré à gré de 542 634 238 dollars américains avec la firme Ever Green pour une durée de dix ans. Une avance de 13,6 millions USD est prévue pour les frais de mobilisation, alors même que des irrégularités majeures avaient été initialement signalées dans le dossier, selon des informations relayées par la presse.

Dans son communiqué, Ricardo Fleuridor interpelle directement le gouvernement et la Cour des comptes. Il dénonce l’absence de débat national, le manque de contrôle parlementaire et s’interroge sur le choix de confier la sécurité du pays à des firmes étrangères plutôt que de renforcer les Forces Armées d’Haïti (FAd’H) et la Police Nationale d’Haïti (PNH). Pour l’ONLCC, la transparence est désormais impérative : face à un engagement financier de cette ampleur, la nation haïtienne a le droit de savoir.

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