Sous une pluie persistante depuis l’aube de ce mardi 24 février 2026, le Cap-Haïtien est paralysé. Routes submergées, quartiers inondés, familles en alerte : la cité christophienne revit un scénario devenu trop familier.
La ville étouffe, l’urgence éclate. Dès 6 heures du matin, les rues se sont transformées en torrents d’eau boueuse. Du centre-ville à Lafossette, du carrefour Samarie à Cité Lesko, élèves et travailleurs ont été contraints de rebrousser chemin. La circulation est asphyxiée, les commerces tournent au ralenti et l’inquiétude gagne les foyers.
Le canal « Zetriye » a débordé, charriant déchets et eaux de ruissellement vers les quartiers avoisinants. À Petite-Anse, Fort Saint-Michel (entrée sud-est), Sainte-Philomène, Champin et Cité du Peuple (entrée sud-ouest), les habitants déplacent meubles et appareils électroménagers pour éviter le pire. Routes dégradées, canaux obstrués : les failles structurelles amplifient la catastrophe.
La pluie ne faiblit pas et l’inquiétude grandit. Combien de temps encore la deuxième ville du pays devra-t-elle sombrer à chaque averse ? L’heure n’est plus au constat, mais à l’action. Les autorités locales et centrales sont interpellées : la population exige des solutions durables, pas des promesses noyées sous la pluie.
Crédit 📸 : Grégory « Roudy » Jadotte
