De plus en plus contesté sur sa gestion du processus électoral et confronté à une communauté internationale désormais méfiante, le Premier ministre de facto contesté Alix Didier Fils-Aimé semble s’engager dans un bras de fer aux conséquences potentiellement explosives. Dans les cercles politiques, le spectre d’un isolement accéléré et d’une sortie forcée du pouvoir commence à circuler avec insistance.
Alors qu’il misait sur le calendrier et le décret électoral pour prolonger son influence après le 7 février, le chef du gouvernement paraît aujourd’hui naviguer en eaux troubles. L’idée d’un remaniement du Conseil électoral provisoire (CEP), défendue avec vigueur par certains de ses proches, attise les tensions et ravive les soupçons de manœuvres politiques visant à redessiner le jeu électoral dans un contexte déjà extrêmement fragile.
Mais ce projet présumé se heurte à une ligne rouge clairement tracée par la communauté internationale, farouchement opposée à toute modification de la composition du CEP. Selon Radio Télé Métronome, qui avait soutenu, à la veille du 7 février, le maintien exclusif d’Alix Didier Fils-Aimé à la tête de la transition, des diplomates auraient mis en garde le PM de facto contesté contre les conséquences potentiellement lourdes d’une telle initiative.
D’après des informations obtenues par O-News 1ère, le soutien extérieur dont bénéficiait jusque-là le Premier ministre de facto contesté s’effriterait à grande vitesse. Plusieurs acteurs internationaux estimeraient qu’Alix Didier Fils-Aimé n’envoie pas de signaux suffisamment clairs quant à sa volonté de rétablir l’ordre et de conduire rapidement le pays vers des élections crédibles en 2026. Dans ce climat de défiance croissante, la perspective d’un isolement politique brutal, voire d’un scénario similaire à celui qui a emporté Ariel Henry en 2024, n’est plus écartée par de nombreux observateurs.
