La procédure judiciaire visant l’animateur haïtien Carel Pedre pour des faits présumés de violence domestique a été abandonnée après le désistement de la plaignante. Toutefois, malgré la clôture du volet pénal, l’affaire reste pendante du côté migratoire, avec des conséquences potentiellement graves.
S’il est vrai que les poursuites pour violence domestique ont été classées, Carel Pedre a néanmoins été placé sous « Immigration Hold », une mesure par laquelle les services de l’immigration américaine (ICE) demandent aux autorités locales de maintenir une personne en détention, indépendamment de l’issue de son dossier criminel.
Âgé de 45 ans, le journaliste culturel haïtien était entré aux États-Unis avec un visa G-2, un statut diplomatique strictement encadré, distinct des visas personnels, touristiques ou d’affaires. Ce type de visa ne permet ni résidence permanente, ni activités privées ordinaires, et son usage est limité dans le temps et dans ses finalités.
Or, ce visa avait déjà expiré au moment de son arrestation à Broward, le 21 décembre 2025. Selon l’avocat spécialisé en immigration Roody Lambert, cette situation place l’animateur dans une position migratoire extrêmement fragile, offrant à l’ICE environ 95 % de chances d’engager une procédure de déportation vers Haïti.
