À la Primature, Jerry Tardieu hausse le ton face au Premier ministre contesté

Ce lundi 23 février, dans les locaux de la Primature, la cérémonie de présentation du « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections » s’est transformée en mise en demeure politique. Prenant la parole au nom des signataires, Jerry Tardieu a adressé un message sans ambiguïté au chef du gouvernement.

Devant des ambassadeurs accrédités en Haïti, des figures majeures de la classe politique et des représentants influents de la société civile, l’ancien député de Pétion-Ville a adressé une mise en garde sévère au Premier ministre de facto contesté Alix Didier Fils-Aimé. Les signataires, a-t-il affirmé, attendent la formation d’un gouvernement impartial, exclusivement au service de la nation et affranchi de toute logique partisane.

Pour Jerry Tardieu, l’urgence est claire : près de dix ans sans élections dans un pays qui se réclame de la démocratie constituent une anomalie grave. Sécurité, retour des déplacés, réouverture des axes routiers et restauration de la justice doivent devenir des priorités immédiates.

« Pour les signataires, ces priorités ne sont plus négociables. L’article 18 du pacte prévoit la mise en place d’une administration électorale moderne, professionnelle et inclusive, permettant notamment la participation effective de la diaspora », met-il le PM de facto contesté face à ses responsabilités.

À la Primature, l’heure n’était plus aux discours protocolaires, mais à l’engagement concret. Désormais, la balle est dans le camp d’Alix Didier Fils-Aimé. Le Pacte national pose un ultimatum politique : transformer les promesses en actes ou assumer devant la nation le poids de l’inaction.

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