En déplacement à Port-au-Prince, le président républicain de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis a livré un message qui ne laisse guère de place au doute sur la position de Washington concernant l’avenir du TPS. Malgré une visite marquée par le constat de l’emprise des gangs et de la crise sécuritaire, Brian Mast estime que le retour des bénéficiaires haïtiens du programme pourrait contribuer au renforcement des forces de sécurité du pays.
À l’issue de sa rencontre avec le Premier ministre haïtien, le 27 juillet 2026, Brian Mast, représentant républicain du 21ᵉ district de Floride et président de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, a défendu le retour en Haïti des bénéficiaires du Temporary Protected Status (TPS) qui ne disposent d’aucun autre statut légal aux États-Unis. Selon lui, ces milliers de ressortissants haïtiens pourraient constituer un renfort pour la Police nationale d’Haïti et les Forces armées d’Haïti, engagées dans une campagne de recrutement.
Le parlementaire américain affirme pourtant avoir lui-même constaté l’ampleur de la crise qui frappe Haïti. Il évoque des zones contrôlées par les gangs qui lui rappellent l’Afghanistan, un État fragilisé et une misère omniprésente. Malgré ce constat, il estime que la fin du TPS ne constitue pas un obstacle au retour des Haïtiens. À ses yeux, ce programme aurait même contribué à affaiblir les forces de sécurité haïtiennes en favorisant le départ de nombreux citoyens qui auraient pu participer à la protection du pays.
Le puissant élu républicain estime désormais que le retour des bénéficiaires du TPS représente une opportunité pour renforcer les institutions sécuritaires haïtiennes. « L’une des choses à faire est de prendre les bonnes personnes et de les intégrer à la Police et à l’Armée, qui recrutent activement ces derniers temps », a-t-il déclaré. Des propos qui illustrent clairement la ligne défendue par cet influent responsable républicain sur l’avenir des bénéficiaires haïtiens du TPS et qui devraient alimenter le débat sur la politique migratoire américaine à l’égard d’Haïti.
